Les associations avaient jusqu’au 17 octobre pour envoyer leurs dossiers de subvention CVA (Commission de la Vie Associative) et CVEC (ce que tu payes chaque année). Une commission durant laquelle elles demandent des subventions pour réaliser des événements et les rendre plus abordables.
Les associations doivent à travers un formulaire, présenter leur projet, leur démarche DDRS (Développement Durable & Responsabilité Sociétale) et surtout leur bilan financier du projet parfaitement à l’équilibre. Les projets doivent fournir statuts, devis … et s’ancrer dans un des axes de la CVEC comme la culture ou le sport. La CVA, financée par Sciences Po Bordeaux, a une marge de critères un peu plus large mais reste très similaire.
Christophe Prévot et des élus étudiants — la Nouvelle Voie (LNV) avec une unique voix et l’UNEF qui a raflé 8 sièges sur 9 — assistent aux commissions. D’autres personnes y sont conviées mais ne viennent jamais.
Donc concrètement, qu’est-ce qui fait craquer un élu de l’UNEF ?
Dans l’idéal, il faut que le projet touche un nombre assez important d’étudiants, que la subvention ne prenne pas une part trop importante du budget total, varier ses sources de financement quand c’est possible, que le projet soit sérieux dans ses dépenses et réaliste dans ses recettes.
Pour démontrer tout cela, le jour du passage en CVA et/ou CVEC, les président·e·s d’associations et les chef·fe·s stressent (pas tous). Ils ont avec eux des diapos à la direction artistique soignée, leurs meilleurs amis : le camembert de budget, de beaux sourires et surtout les éléments de langages soignés. “Bien sûr cet évènement touchera un MAXIMUM d’étudiants et même en dehors de l’IEP”, “le [insérer activité de l’asso] est trop peu représenté”, “démocratisation”, “écologique” et “accessible”.
Les délibérations
L’objectif est le consensus dans une ambiance de collaboration entre les élus, selon LNV et l’UNEF. Le sujet de dissension principal a été la subvention pour le week-end ski (WES). La LNV se dédouane de la coupe de 1966,26€ (sur une demande de 2998,80€) et l’a fait savoir avant les traditionnels posts de transparence de l’UNEF. L’UNEF a rappelé les restrictions de l’enveloppe de la CVA (17 134,30€ de demande de subventions demandées au global pour 10 320,04€ de budget CVA) et a reproché à l’AS de passer par une agence pour organiser le WES et de ne pas avoir le détail des prix du week-end. Henri, coprésident de l’AS, défend la charge de travail énorme qu’est l’organisation, même avec une agence, et que ce serait quasi impossible sans celle-ci. Néanmoins, l’AS va tenter de faire des efforts sur la transparence des dépenses. En attendant, elle a dû augmenter le tarif du WES.
En couverture : Présentation en CVEC de l’initiation au sabre laser de Culture Impop (Crédit : L’InsPo)


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