Dans les coulisses des Petits Courts : une projection privée et un festival à ne pas manquer

Ce mois-ci, L’InsPo vous invite dans les coulisses du court-métrage des Petits Courts, réalisé spécialement pour Artefact. Mais ce n’est pas tout ! Une surprise pourrait bien se cacher dans ces numéros : un ticket d’or pour le festival annuel de votre association cinéphile préférée, qui se déroulera le 26 mars prochain.

Invitées par Elora, co-présidente des Petits Courts, nous avons pu découvrir leur court-métrage en avant-première, avant même sa diffusion à Artefact. Accueillies chez Arthur, nous l’avons visionné aux côtés d’une partie de l’équipe du tournage, et bien sûr, de l’incontournable Chat’plin, la mascotte. C’est dans une atmosphère conviviale que le salon s’est rapidement transformé en une salle de projection. 

L’annonce : un mot, un tournant

Le thème imposé cette année : l’annonce. Si ce choix peut rappeler à certains les terribles sujets-notions de culture générale, il n’est pas anecdotique. L’annonce opère toujours une coupure, elle peut être douce ou brutale, tantôt joyeuse ou douloureuse. Les possibilités ne manquent pas : mariage, coming-out, violences conjugales, décès… autant de pistes qui ont donné envie à Inès et Élisa, actuellement en première année, de créer une vidéo pour candidater au court-métrage. 

À quelques jours près, le sujet aurait pu être le décès de Jean-Marie Le Pen, mais c’est finalement le thème de la rupture qui a été retenu. Sujet classique dira-t-on. Pourtant, le court-métrage surprend. Intitulé « Pot de yaourt », le film intrigue jusque dans son titre. Comme le souligne Elora : « Il a tellement marqué les esprits que les autres délégations en ont même fait une série de mèmes. » 

De l’idée au grand écran : histoire d’un tournage

​​Après l’audition des acteurs et la constitution de l’équipe, l’écriture du scénario s’est étalée de novembre à janvier. Ces sessions collectives, qui prenaient souvent des allures de brunchs conviviaux, ont nourri autant le projet que les liens entre les membres de l’association. L’équipe plaisante d’ailleurs en affirmant qu’elle pourrait rivaliser avec La Marmite en cuisine ! Victoria, actrice dans le tournage et présente à Artefact parle même “d’une seconde famille”. 

Par contre, comme le raconte Antoine, le tournage n’a pas été sans embûches : “On a dû recommencer quelques jours plus tard parce que le son était parasité.” Malgré ces défis, chaque membre a pu enrichir le projet. Paul Klein a même créé une œuvre musicale pour l’occasion : “Pour moi, composer une musique originale en lien avec les images et les émotions véhiculées à l’écran a été l’une des expériences musicales les plus intéressantes que j’ai pu connaître.” 

Antoine a lui aussi trouvé cette expérience très enrichissante. Pourtant, il ne pensait pas candidater au départ : “Étant donné que presque aucun mec ne s’était inscrit pour le casting, alors qu’il y avait plusieurs rôles masculins à pourvoir dans le script, je me suis dit que ça pouvait être marrant. J’y suis allé et j’ai été retenu pour jouer une scène avec Florence. J’étais content de jouer avec elle.”

Les co-présidents, eux aussi, étaient ravis, et même surpris, de voir à quel point chaque acteur pouvait apporter sa pierre à l’édifice. « On avait imaginé les rôles principaux mais finalement, en voyant les performances de chacun, on a décidé de réajuster des scènes pour que chacun ait un rôle à part entière. » 

Des courts-métrages, des rencontres, et un ticket d’or à gagner 

Vous avez loupé Artefact ? Aucun problème, les Petits Courts reviennent le 26 mars de 19h30 à 00h pour leur festival annuel. D’ailleurs, un « ticket d’or » est caché parmi les 250 numéros imprimés… serez-vous le prochain Charlie ?

L’événement se tiendra au Jean Eustache, partenaire fidèle depuis 27 ans. « Mais pas question d’entrer dans le club des 27 ! », plaisante Elora. Cette édition promet une ambiance digne de Cannes. L’enthousiasme est palpable du côté des organisateurs. “On attend que le public soit au rendez-vous dès les deux premières semaines de mars” explique Elora. Au programme de cette édition : un discours éloquent de Haut les mots, une démo de Décadanse, et si vous optez pour le pack complet, un buffet préparé par La Marmite et L’EnVert, avant que L’Antenne ne prenne le relais.

« Le cinéma, c’est donner des opportunités, apprendre des choses, développer ses compétences et surtout partager »

Les trois co-présidents des Petits Courts ont des projets ambitieux pour l’avenir, portés par une vision à long terme. Le festival, devenu une véritable institution, pourrait bien se développer dans les années à venir avec deux éditions. L’objectif : le rendre accessible à tous les étudiants bordelais. L’association s’engage avant tout à démocratiser le cinéma. “On veut qu’un maximum de personnes puissent y participer et aussi avoir la chance d’évoluer. Le cinéma, c’est donner des opportunités, apprendre des choses, développer ses compétences et surtout partager » souligne Elora. 

Le festival des Petits Courts est un moment incontournable pour les jeunes talents. Les candidatures pour cette édition sont ouvertes jusqu’au 20 mars. Bien qu’il soit trop tard pour postuler cette année, si vous avez déjà un court-métrage qui sommeille au fond de votre placard ou sur votre disque dur, n’hésitez pas à le soumettre à l’événement. C’est une occasion en or de faire découvrir votre travail et de rencontrer d’autres passionnés de cinéma.

D’ailleurs, est-ce toi qui as trouvé ce fameux ticket d’or ?

Crédits photo : Les Petits Courts et Margaux Michel


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