L’InsPo vous emmène à Rennes, dans les coulisses de l’événement le plus artsy de l’année. Retour sur deux journées artistiques garanties 100% beurre salé.
« Galette-saucisse je t’aime,
Mais ici c’est Bordeaux,
La Garonne nous amène,
Survoler les Sciences Po ! »
C’est en musique que s’est achevée l’édition 2025 d’Artefact. Malgré le manque de sommeil, les artistes du BDA ont tenu à célébrer leurs prestations.
Ces 8 et 9 février, les délégations artistiques des dix IEP se sont donné rendez-vous à l’occasion des rencontres culturelles inter-Sciences Po. Cette année, les artistes ont posé leurs valises en terres bretonnes, à Rennes.
Conclu par la présentation des courts-métrages, et du “Pot de yaourt” des Petits Courts, le second jour du festival fut musical grâce à la Comédie Musicale qui donna le La. De leur côté, les Mandibouls ont électrisé la salle. Une standing ovation bien méritée pour des comédien·ne·s d’improvisation trop souvent mis·e·s de côté. Une journée riche qui faisait suite à un samedi chargé, et dont l’apogée fut le concert proposé par Studio 4.
Plus tôt dans la journée, les rappeuses de Sciences Peura ont initié un moment de communion en invitant toute la délégation sur scène à reprendre un hymne féministe. Mêlant jeu de lumière et mouvements drapés, Décadanse a touché nos cœurs. Dans une chorégraphie onirique à l’allure bauschienne, les danseur·euse·s nous ont transporté·e·s hors du temps.
Après un réveil matinal, aux alentours de six heures, le festival avait débuté avec trois coups de bâton. Parmi les comédien·ne·s monté·e·s sur scène, une insémination de vache a retenu l’attention du public… Du côté de la délégation bordelaise, les Impers ont proposé une réécriture sanglante de Macbeth. Un show assuré par les tekos qui en abandonnant la régie ont fait perdurer la réputation de la pièce shakespearienne – maudite en raison des problèmes techniques qui égrainèrent ses représentations.
Un week-end festif et pluvieux, c’est vrai, mais aussi politique. Tout au long du week-end, les délégations ont fait part de leur inquiétude suite aux coupes budgétaires de l’enseignement supérieur : « Rappelons-le : ce sont toujours les arts qui sont les premiers à souffrir de l’austérité », a rappelé un artiste rennais. Sur un air de guitare, la prestation libre de Lyon a retenu notre attention. Leur déclinaison malheureusement trop contemporaine du Barbara de Jacques Prévert s’est imposée comme un bel hommage au peuple gazaoui.
Un grand merci au BDA de Rennes pour leur chaleureux accueil, à Victoria et à Jeanne, les deux responsables Artefact, et à Zoé, la présidente du BDA, pour tout leur travail.
Crédit photo : Déclic


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