L’InsPo a eu l’occasion d’interroger Anthony Schatteman pour la sortie de son premier long-métrage Young Hearts, disponible dès le 19 février au cinéma Jean Eustache. Il raconte l’histoire d’Elias, un jeune garçon de 14 ans qui rencontre son nouveau voisin Alexander. A partir de là, une romance va commencer…
Votre court-métrage de fin d’études Kiss Me Softly est très proche de Young Hearts. Est-ce une forme d’adaptation de ce celui-ci ?
Bien sûr mais, dans mon Kiss Me Softly, le père n’est pas pareil. Avec le temps, je voulais juste un film positif, comme les films Disney que j’aimais étant petit.
Le film rappelle Close car il y a peu de films qui parlent d’homosexualité dans l’enfance. Pourquoi avoir choisi de représenter cet âge ?
Je voulais trouver un âge encore dans l’innocence pour pouvoir montrer le film à des enfants. Quand tu penses à tous les films importants concernant la cause LGBTQ+, comme Call Me By Your Name, il y a toujours une ou plusieurs scènes sexuelles. Je voulais faire un film pour toutes les générations.
La comparaison avec Close est-elle trop récurrente ?
Non, elle est normale. Close est un film de Lukas Dhont, mon meilleur ami. Après je voulais faire l’antidote de Close, qui est très dramatique. Lukas m’a d’ailleurs pas mal aidé à faire le scénario.
Le film a été cet antidote pour vous ?
Ce film c’est un peu mon utopie, une vision rêvée de ma vie. Toutes les scènes n’ont pas été faciles. C’était toujours émouvant et un peu thérapeutique pour moi. C’est un miroir aussi pour mes parents, et les parents en général. Beaucoup de jeunes me remercient pour le film et beaucoup de parents regrettent la manière dont ils ont pu réagir.
Trouver les acteurs a été un processus assez long, c’était dû à la difficulté du rôle ou aviez-vous une vision très précise des personnages ?
On avait besoin de jeunes qui soient prêts à jouer beaucoup d’émotions. L’important n’est pas qu’ils aiment les garçons et/ou les filles. Par contre ils devaient aussi être prêts à devenir le visage d’un sujet comme celui-ci. On avait avec nous Oliver Roels qui est thérapeute pour les enfants. Il était là pour répondre aux questions et remarques des jeunes pendant la réalisation du film et sa sortie. Tout d’un coup ces jeunes reçoivent beaucoup d’attention.
Vous étiez plutôt un Elias ou un Alexander ?
Elias, il est vraiment basé sur moi ! Sa famille aussi : mon père était chanteur, mon frère aîné de quatre ans. Tout est filmé dans ma rue, dans mon école et Alexander était un peu mon rêve quand j’étais tout seul dans mon village.
Quels sentiments représentent le mieux le film ?
Amour, amitié et liberté représentent vraiment mon film.

Crédit photo : Timothée Alcaide


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