Denis Van Weynbergh : Une lanterne rouge en guise d’apothéose

Après 117 jours en mer, Denis Van Weynbergh a conclu son Vendée Globe le samedi 8 mars 2025, une journée à peine après la fermeture définitive de la ligne d’arrivée. Finalement hors-délai, le Belge a été acclamé comme un héros par le public des Sables d’Olonne. Retour sur son incroyable traversée.

Le ciel, les oiseaux et … la mer

Quatre mois de course, 45 000 kilomètres d’étendue bleue, la solitude et quelques tempêtes… Le parcours de Denis Van Weynbergh est un véritable chemin de croix. Confronté à des problèmes de girouette (appareil permettant de connaître la force et le sens du vent) et de grande voile, le skipper n’a jamais abandonné son rêve. Il surmonte les défaillances matérielles et les défis météorologiques. Les moments de joie effacent toute la frustration accumulée : il atteint l’océan Pacifique pour le Nouvel An et franchit 23 jours plus tard le cap Horn, à la pointe du Chili. Réalisant son rêve, il partage son aventure dans des capsules vidéo qui font le tour des réseaux sociaux.

Bien qu’il sache qu’il n’arrivera pas dans les temps, le Belge ne se décourage pas. Porté par la foule, Van Weynbergh arrive le matin du 8 mars aux Sables d’Olonne. Le héros de la journée ne peut cacher son émotion devant les caméras : « Oui, je crois que je vais pleurer toute la journée ! Je n’ai pas de souci à afficher mes larmes. Ce ne sont pas des larmes de tristesse mais de joie et d’émotion. Et je sais que je vais beaucoup en profiter. ». Premier Belge à terminer un tour du monde sans escale, il aura su gagner le cœur du public.

Le parcours d’un acharné

Son Vendée Globe est le résultat d’un long périple et d’un acharnement sans faille. Diplômé en sciences politiques puis engagé chez Médecins Sans Frontières, Denis Van Weynbergh revient à son premier amour : la course à voile. Après avoir parcouru dans différentes catégories, il rêve toujours de concourir à l’« Everest des mers ». Cependant, les obstacles financiers se multiplient et peu de sponsors souhaitent l’accompagner dans son projet. Il parvient finalement à construire son équipe autour de la société d’investissement D’Ieteren Group et crée un équipage exclusivement composé de bénévoles, unique dans le monde de l’Imoca (voilier monocoque).

Son bateau est le fruit d’un travail de longue haleine, conçu de manière « collaborative et associative », en privilégiant les « circuits courts et la réutilisation de matériaux ». Arrachant sa qualification pour le Vendée Globe lors de son avant-dernière chance, le skipper se lance alors dans son tour du monde, dont vous connaissez maintenant l’histoire. Van Weynbergh a réalisé son rêve et est devenu, aux côtés de Violette d’Orange et du nouveau recordman de l’épreuve Charlie Dalin, l’un des symboles mémorables de ce 10e Vendée Globe.

Crédit photo : AFP


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