Deux astronautes bloqués neuf mois dans l’ISS, un premier vol commercial d’Ariane 6, et le patron de Space X propulsé à la tête du Département de l’efficacité gouvernementale… L’InsPo plonge au cœur de l’actualité du mois de mars et ouvre le débat sur la conquête spatiale.
Pour
Autrefois lieu de rivalités entre les États-Unis et l’URSS, l’espace est aujourd’hui dominé par les acteurs privés. Face à cette évolution, l’Europe ne peut rester les bras croisés. L’Agence de l’Union européenne pour le programme spatial doit poursuivre son engagement pour l’exploration et la garantie d’une présence européenne dans l’espace.
L’univers recèle encore d’innombrables mystères à percer. L’exploration spatiale est une opportunité scientifique sans précédent, mais pas uniquement. Les enjeux stratégiques et technologiques avec les satellites, sont au cœur de nos sociétés : communication, navigation GPS, surveillance environnementale… Leur protection et leur développement demeurent nécessaires.
L’Europe doit investir dans des projets ambitieux comme Ariane 6, garantissant son autonomie face aux géants américains et chinois. Ce domaine apporte également une plus-value économique, avec la création de nouveaux emplois et la stimulation de l’innovation. Et si, un jour, la Terre devenait inhabitable ? La conquête spatiale pourrait alors offrir une alternative cruciale.
Enfin, l’espace joue un rôle-clé dans le suivi et l’analyse du changement climatique : observation des océans, déforestation, prévision des catastrophes naturelles… Tant d’outils indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique, et de raisons pour que l’Europe poursuive la conquête des étoiles !
– Anouk J
Contre
Les États-Unis repartent à la conquête de l’espace… Un air de 1969 en ce début d’année 2025. Avec la mission Artémis lancée par Donald trump, la NASA planifie un retour humain sur la Lune à l’horizon 2027, et peut-être un jour sur Mars.
En 2024, pourtant, le seuil des +1,5°C a été franchi. Tandis que les degrés s’envolent, les fusées ne cessent de décoller. Un vol de dix minutes génère en moyenne 80 tonnes de CO2. Récemment le vol de la fusée Falcon 9 SpaceX qui a sauvé deux astronautes bloqués depuis neuf mois dans la station spatiale internationale (ISS), a émis 1 150 tonnes de CO2, soit l’équivalent de 638 ans d’émission d’une voiture moyenne parcourant 15 000 km par an. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs…
Si l’utilité scientifique et environnementale de la mise en orbite de satellite n’est pas mise en cause, envoyer des humains dans l’espace si ! Mis à part l’idéologie viriliste – il suffit de regarder la compétition qui s’est créée entre Blue Origin de Bezos et Space X de Musk – et colonialiste de la conquête, rien ne le justifie. Des années que l’on explore l’espace, et nous en sommes sûrs, Mars comme la Lune resteront inhabitables. La vie sur ces planètes est et restera une chimère.
Ces missions visent à nous préparer à survivre sur une Terre devenue stérile. Un raisonnement à l’envers. Préservons plutôt une terre habitable en misant non sur une course effrénée au progrès, mais sur la décroissance et le ralentissement technologique.
– Clara LENÔTRE


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