Avide de nouvelles expériences, j’ai voulu essayer la fête de l’Huma. C’est aux fêtes de Dax que deux amies m’ont harcelée pour que je prenne ma place. Deux jours plus tard, me voilà donc avec un ticket pour les trois jours et mes billets de train pour Paris. Je ne sais pas à quoi m’attendre, vu que je n’ai jamais participé à un festival. Mais l’Huma, ça se mérite…
Une fois à Paris, il faut trouver comment se rendre à Brétigny-sur-Orge, car le festival est TOUT sauf dans la capitale. Je me suis donc retrouvée parmi tous les Parisiens dans le métro puis le RER C. D’ailleurs, cette ligne est un enfer, alors tu développes un sens de l’observation aiguisé : une personne avec un gros sac à dos, une tente sur le dessus, un bermuda et des chaussures de rando, ça c’est mon gaucho, je te suis jusqu’au bout du monde (aka Brétigny-sur-Orge). Et quand je pensais marcher seulement trente minutes, grave erreur : il faut ensuite déambuler dans la base aérienne de Brétigny, passer devant la gendarmerie (comique), avant d’enfin apercevoir l’entrée. Un vrai périple.
Une fois dans la fête, c’est un autre monde. Ou pas, car tu croises la moitié de Sciences Po Bordeaux. Mais tu découvres des stands à perte de vue, des prix raisonnables, et des scènes qui envoient du son. Le PCF Paris propose une scène techno, et là, je suis heureuse. La programmation est folle (sauf Kalash, Zandame, et Paul Watson). Quand tout le monde vient voir Gims, toi tu t’amuses à écouter St Graal parce que t’as ton train “retour à la réalité” dans vraiment pas longtemps, et le périple à faire en sens inverse. J’ai donc découvert des petits artistes. Excellente pub pour eux, ils ont désormais leur place dans ma playlist.
Les stands à l’Huma sont très diversifiés. Il y a de tout. Tu découvres les départements français et leurs spécialités grâce aux différents PCF installés. Mention spéciale pour le PCF du 59 : des tireuses à perte de vue, et surtout une file d’attente plus longue que la randonnée pour avoir un croque-monsieur. Et quand tu vois le saint sandwich arriver, on t’annonce qu’il ne reste que du végé. Aucune haine envers les végés, mais ça n’avait pas la même saveur…
Il faut tout de même que je vous avoue que je n’ai pas vécu la même expérience que tout le monde. J’ai personnellement bénéficié d’un lit confortable dans Paris pour y passer des nuits reposantes. Je déconseille tout de même le trajet, puisque nous sommes arrivées à destination à 8h30 du matin. Quand t’es au camping, au moins tu vois les conférences. Moi, j’ai juste fait la fête.
Par contre, je recommande à 100% l’expérience. Je suis déjà nostalgique. L’Huma me reverra, mais au camping cette fois.
Crédit photo : L’Humanité


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