Joueuse cadre de l’équipe de France et du Stade Toulousain, Lina Queyroi est sur la pente ascendante de sa carrière. Portrait d’une passionnée de rugby. 

Lina Queyroi, ça vous dit quelque chose ? Mais si, vous la connaissez, cheffe d’orchestre du XV de France féminin, qui porte le numéro 10 sur son maillot bleu. 

Élevée au bord des terrains de rugby de Dordogne, elle se prend au jeu du ballon ovale dès l’âge de huit ans. Dans le jardin familial d’abord, puis aux clubs de Payzac et Saint-Yrieix-la-Perche. Lina quitte ensuite le cocon familial pour Toulouse et son pôle espoir à quinze ans. C’est le début d’une carrière dans la famille rouge et noire, qu’elle abandonne tôt pour Blagnac, avant d’y revenir en 2023. 

En bleu et rouge, Lina se révèle. C’est là-bas qu’elle apprend tout. Blagnac agit comme un tremplin pour elle : elle gagne deux fois les championnats de France en cadettes et connaît aussi ses premiers échecs. Mais surtout, jouer aux côtés des plus grandes et apprendre des meilleures la motive pour les dépasser. Pour Lina, la concurrence permet de viser l’excellence. Travailler le jeu au pied, évoluer sur le plan technique, se relever des défaites et construire un mental d’acier, c’est sa recette pour rejoindre le groupe France.

Et ça fonctionne ! À 21 ans, elle est appelée pour la Coupe du Monde 2022 : elle fait ses preuves, et dans sa tête grandit l’envie d’y participer à nouveau. En 2025, elle est joueuse cadre, une leader pour ses coéquipières qui découvrent la compétition. Insouciante et imperméable à la pression, Lina cherche simplement à jouer le meilleur match pour ne rien regretter. Si individuellement ses objectifs sont remplis, le plan collectif déçoit : après une phase de poule très réussie, les Bleues chutent contre l’Angleterre en demi-finale, puis contre la Nouvelle-Zélande en petite finale. Mais la force mentale, c’est savoir digérer ses échecs et repartir au combat. Et ça, Lina sait le faire. Toulouse tient sa lionne pour la saison prochaine. 

Pour Lina, cette Coupe du Monde 2025 était bien plus qu’une compétition. Fière et émue d’avoir joué à guichet fermé dans le stade Twickenham, elle comprend que son sport gagne en visibilité et donne du sens à son parcours, qui va au-delà de la performance. 

Aujourd’hui salariée de la fédération, Lina est plus que jamais installée au plus haut niveau. Ses objectifs sont clairs : elle veut gagner une coupe du monde. Le rugby rythme sa vie, et elle l’assure, ce n’est pas prêt de changer. 

L’histoire de Lina, c’est celle d’une jeune fille qui rêvait grand et qui a travaillé dur pour se hisser au sommet du rugby français. Et celle d’une femme qui n’est toujours pas rassasiée de victoires.

Crédit photo : équipe de France de rugby


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