Nos recos ciné du mois d’octobre

Vos cinéphiles en herbe vous retrouvent dans ce premier numéro de l’année pour présenter les films à ne pas manquer en salle ce mois-ci. Avec les multiples coupes budgétaires, vous, enfants de bourgeois, mobilisez-vous pour faire (sur)vivre les salles. 

Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson 

Une bataille après l’autre, le dernier film de Paul Thomas Anderson, met en scène un groupe révolutionnaire violent dans une Amérique fasciste. Les acteur.ices crèvent l’écran : DiCaprio en révolutionnaire loser, Teyana Taylor en leader intrépide, et Sean Penn en fasciste pervers. Une situation drôle, touchante (avec la relation père-fille au centre du film) et horrifiante : si on s’arrête de rire, on se met à crier. En bref, un film parfait pour un sciencepiste en crise (désolée pour le pléonasme).  

Un simple accident, de Jafar Panahi 

Palme d’or 2025, le nouveau film de Jafar Panahi nous plonge dans la psyché d’anciens prisonniers iraniens. Un garagiste, ancien détenu du régime, reconnaît au détour d’un accident l’un de ses tortionnaires. Mais très vite, le doute s’installe : l’homme-bourreau est-il vraiment le bon ? Quatorze ans après Ceci n’est pas un film, et deux emprisonnements par le régime iranien plus tard, Panahi signe un presque huis clos aussi tendu que tendre. Un très beau film qui nous interroge sur la légitimité du désir de vengeance. 

La Nouvelle Vague de Richard Linklater 

À bout de souffle (1960), premier long métrage de Jean-Luc Godard, a marqué l’histoire du cinéma et des générations de réalisateurs : Linklater en est l’héritier.  Avec Nouvelle Vague, il rend hommage aux Jeunes Turcs grâce à une docufiction réflexive, retraçant l’incroyable tournage de ce film. Tout en gardant sa liberté créative, le réalisateur parvient à nous plonger dans une recréation presque trop parfaite : format 1.37:1 et caméra épaule (également utilisés par Godard), acteur·ices copies (quasi) conformes, et images en noir et blanc. Alors si en mauvais cinéphile vous avez raté la séance spéciale des Petits Courts au Jean Eustache, dépêchez-vous d’aller retrouver ce film en salle. 

La petite dernière de Hafsia Herzi

Le dernier film de Hafsia Herzi raconte l’histoire de Fatima, 17 ans, et de sa quête d’identité. Au cœur du récit se joue un conflit intime entre sa sexualité lesbienne et sa foi musulmane. Le film accompagne avec justesse la découverte de son corps, de ses désirs et de ses croyances. Loin d’être une fiction fétichiste ou islamophobe, ce film narre les identités plurielles qui nous composent, et dont aucune n’a besoin d’être réprimée. 

Crédits photo : affiches Allociné


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