Quoi de mieux pour s’acclimater à un pays que de tester les moyens de transport locaux ? C’est ce que j’ai eu la chance de faire pendant les trois semaines que j’ai passées en Thaïlande quand j’avais 16 ans. Retour sur une expérience pour le moins rocambolesque.
Au début du voyage, les trajets étaient simples : balades en tuk-tuk dans Bangkok et beaucoup de marche. Mais quand il a fallu passer du nord au sud de la Thaïlande, j’ai vite compris que la tranquillité n’allait pas durer avec la première épreuve : le train de nuit pour relier Bangkok à Chiang Mai. On m’a annoncé une seconde classe, avec une couchette, pendant 14h, je me suis dit « tranquille, ça va passer vite ». Grossière erreur : la clim réglée sur -4 qui m’a fait mourir de froid, les draps de la couchette déjà utilisés et pleins de taches, mais surtout, les toilettes sans fond qui s’évacuaient directement sur les rails, en plein milieu de la campagne thaïlandaise. Alors oui, on peut le dire, j’ai testé : uriner sur des rails de train.
Une fois à Chiang Mai, départ pour un trek de 3 jours dans la jungle et quoi de mieux pour s’y rendre que de prendre un songthaew : un taxi, ou plutôt un 4×4 avec une remorque aménagée pour s’y installer. Cette fois-ci, j’ai testé : un trajet de 2 heures dans une remorque sur des routes de montagne (vomi assuré).
Petite pause dans les aventures pour relier Chiang Mai à Kanchanaburi, puis Bangkok, en bus de nuit grand luxe (pour une fois), avec de la place pour les jambes, une couverture (propre) et un siège inclinable. Avec le recul, je pense que c’était une pause bienvenue pour se préparer psychologiquement à l’épreuve suivante : le bateau de nuit de 8h pour aller sur les îles. Retour de la clim ambiance Pôle Nord et pas de cabines, juste une énorme pièce avec des lits superposés collés les uns aux autres en mode dortoir.
Enfin, puisqu’il en faut bien une, existe-t-il quelque chose de mieux pour une dernière soirée que de faire un karaoké ? Eh bien oui : faire une course-poursuite en tuk-tuk dans les rues de Bangkok. Il était minuit passé, les rues étaient vides et on a réussi à motiver les chauffeurs pour faire une course. Ils ont pris la mission un peu trop à cœur : un virage sur une roue, un passage au feu rouge et une queue de poisson à la Mario Kart plus tard et c’était déjà l’heure de rentrer en France.
Bref, un séjour exceptionnel, qui m’aura donné mon meilleur mantra : les voyages les plus ghetto font les meilleurs souvenirs et surtout les meilleures anecdotes.
Crédit photo : C.B.


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