“La fin du film”: les coulisses d’une édition record pour les Petits Courts

Les Petits Courts, c’est avant tout une institution de l’école, avec  sa soirée film tous les mercredis soir pour les cinéphiles du campus. Mais c’est aussi un vivier d’artistes qui culmine chaque année avec son grand festival. Entre records de participation et nuits blanches dues au stress de l’organisation, Inès, l’une des coprésidentes, nous a raconté l’envers du décor de cette édition qui s’est tenue le 25 mars dernier.

L’aventure avait commencé très tôt, dès la rentrée, où les abonnés avaient dû départager trois thèmes : “Cauchemar”, “Après la pluie” et “La fin du film”. C’est cette dernière proposition qui a trouvé son public, et visiblement, cela a porté ses fruits. En effet, cette année, le festival a connu 19 propositions de courts-métrages. Un record qui, bien que positif, fut un véritable défi pour l’association : il a fallu procéder à une sélection drastique. “C’est énorme… La sélection a été très dure et ça a été le moment le plus stressant”, nous confiait Inès lors de notre rencontre. Pour trancher, les membres du bureau s’étaient réunis de 20h à 2h du matin. Six heures de débats et d’anxiété pour choisir les pépites finalement diffusées au Cinéma Jean Eustache.

Plus qu’une simple projection, le festival se voulait une célébration globale des arts : “On voulait faire participer plein de gens pour que le festival soit le plus animé possible. Regarder plus de 2h de courts-métrages, c’est long, alors avoir un entracte avec une performance de Décadanse, c’était trop cool !”. L’idée était de fédérer un maximum d’étudiants – BDM, La Marmite, Déclic, Les Mandibouls – pour rendre cette soirée mémorable.

Mais qui dit festival, dit lauréats. Pour départager les talents, un jury d’exception avait répondu présent. Johanna Caraire, déléguée et co-fondatrice du festival FIFIB, Max Laulom, ancien de l’école et auteur du documentaire “High School Radical” et le duo Tape In, influenceurs cinéma, ont fait l’honneur de composer le jury cette année, aux côtés d’étudiant.es sélectionné.es pour leur regard affûté. Ils n’ont eu que 20 minutes pour délibérer et désigner les lauréats, un sprint final où chaque argument a compté.

Jusqu’aux derniers instants avant le lancement, entre deux tests de son stressants, l’équipe est restée soudée malgré la fatigue. “On espérait que ça se passerait au mieux,” se souvient la coprésidente. Une chose est sûre, le Jean Eustache a une nouvelle fois été le théâtre d’une passion qui dure depuis 28 ans, prouvant que “La Fin du Film” n’était en réalité qu’un nouveau chapitre pour l’association.

Crédit photo : Les Petits Courts


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